13 janvier 2009
Rêves et fantasmes
LE BAIN
Dans ce bain là
Le soir venue
Décomposés et repus
Quand les être si las
Laissent glisser leurs corps nus
Dans l’eau tiède, parfums de lilas
Que doucement comme des anges
Une mousse légère enveloppe
Dans son écrin de satin
Et transportent
Les âmes dans un pays lointain
Ou les Apollon les Aphrodite, les déesses
S’enveloppent de tendresse
Certain d’un temps d’éternité
Que l’eau soit une caresse
Déposée dans le cou comme un baiser doux et voluptueux
Et qu’apparaîtrai de doux amants fiévreux
Prêts à tout recommencer
Dans ce bain là.
Ora A. CHICHE Novembre 2002
Rêve de dune
Je t’aperçois, un point sur mon horizon
Je devine ta silhouette, qui se dessine
Et devant moi, je vois une seule raison
Pour perdre la mienne, et je t’imagine
Beau comme un dieu, mon Apollon
Nu ensemble sur le sable
Deux corps dorés, exposés aux vents
Cachés des passants inconnus
Par quelques dunes.
Cheveux flottants
Bercés par le vent
Qui se lève comme un voile
Pour effacer nos jeux coquins
Que le sable fin
Recouvrent grains par grains
Jusqu’à l’arrivée des étoiles
Puis au petit matin
Le gardien des secrets
Efface grains à grains
Le dessin de nos silhouettes hier dessinées
Des dieux et des déesses qui se sont aimées
Ou que l’on a rêvé.
Ora A. CHICHE Avril 2003
Emmène moi danser
Emmène moi rêver
Emmène moi, enlève moi
Rêve comme un fou
Mais rêvons à deux
Rêve comme un roi
Mais rallume les feux
Ranime la passion
Qui nous a fait perdre raison
Emmène moi valser
Emmène moi swinguer
Vole moi tu temps
Fait moi rêver
Allons voyager
Comme deux vieux égoïste
Prouve moi que j’existe
Ramène moi à un vieux rêve
Pour que dès ce matin
Une impression folle
D’une fragrance de parfum
Fleure cette étole
Que le sable blanc et fin
Habite nos pieds et nos cheveux
Où la brise aura fait ses nœuds
Rêvons ensemble, rêve plus que de raison
Entretenons la passion avec communion
Entretenons la folie
Celle qui maintien en vie.
Ora A. CHICHE 8 Août 2003
Envie de la quarantaine
Petits délirs, grands rêves
Envies de choses inassouvies
Non réalisés dans une jeunesse
Pas si lointaine.
Envie de désirs, de tendresse
De baisers volés
Sans jamais les donner
Des rêves légers, pleins de paresses
Se sentir femme accomplie et épanouie
Libre dans ses choix
Libre dans ses désirs
Une nouvelle jeunesse arrogante
Avoir encore 20 ans
Impolie et effrontée.
Soutenir le regard
Etre, aujourd’hui le chasseur
Ce petit côté viril
Que l’adolescence n’a pas.
Oser flirter avec légèreté
Avoir la sensation d’être en apesanteur
Etre sur le fil avec agilité
Espérance être embrassée avec ardeur.
Ora A.Chiche Mai 2009
26 novembre 2008
A LA MEMOIRE DE
Poème dédié à la mémoire de Moshé Cohen décédé le 3 novembre 2008.
Aller simple
Moshé tu es parti
Encore un voyage, mais un ultime voyage vers l’infini
Moshé déjà tu nous quittes,
Comme çà, si vite, sans prévenir.
C’est violent, déchirant,
Pourquoi, pourquoi toi, maintenant, si tôt.
Pourquoi devait-il y avoir un choix à faire.
Pourquoi n’as t-il pas pu tous vous sauver
Aides nous à comprendre, envoie nous des signes
Moshé tu es parti,
Comme çà sans bruit, sans prévenir,
On entend encore à nos oreilles ton rire,
On regrettera ton calme,
Ta détermination à partir t’installer dans ce si joli Ychouv
Moshé prépare tel un ange, le voyage pour les Cachanais,
Pour venir, fouler ce sol que tu as préparé sereinement pour nous
Réserve Ofrah, la provençale, pour nous accueillir
Sur le chemin de la vie.
Cette vie que tu voulais si douce si bonne pour les tiens.
Moshé tu resteras à jamais dans nos cœurs,
Comme un frère ou une sœur que l’on n’a plus,
Comme une partie de nous n’est plus.
Moshé guide nous,
Dit-nous ce qu’il attend de nous.
A bientôt…
Ora Chiche 26 Novembre 2008
09 novembre 2008
Prière pour la pluie (Yarcov) -2008
Fichier PDF du poème "prière pour la pluie" de Yarcov : Pri_c3_a8re_po bonne lecture.
25 juin 2008
Petites lectures pour enfants
J'ai écris ces petits textes pour ma fille qui a appris à lire cette année.
Le chat et la petite souris
Un petit chat gris
Rencontra dans son jardin
Une petite souris
Ce petit chat
Décida par ce joli matin
De ne pas la manger
La petite souris très reconnaissante
Se met à bavarder
Avec le petit chat
Qui la trouva quand même forte alléchante.
Ce petit chat et cette petite souris
Sont depuis devenu de très bons amis.
Ecrit par maman, Ora Chiche juin 2008
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Le cheval et la petite fille
Une petite fille se promène dans la campagne
Un après-midi en rentrant de l’école
Sur le chemin, elle rencontre un cheval
Tout gris tacheté de blanc et de noir
Avec une crinière un peu folle.
La petite fille en passant à côté de lui
Lui dit : « cheval, il va pleuvoir »
Le cheval lui répond : « merci, mais à mes sabots j’ai mal »
Surprise la petite fille lui dit : « fait voir que je te soigne »
La petite fille s’occupa du cheval qui pour la remercier, la grimpa sur son dos
Ainsi, les deux compagnons rentrèrent au galop
Juste avant que tombe une pluie froide, hivernale.
Ecrit par maman Ora Chiche Juin 2008
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Le grand père et l’enfant
Un grand père dans son jardin
Avec ses bottes et son chapeau de paille
Courbé en deux dans ses rangs
De salades et de pommes de terre
Expliquait à un enfant pas très grand
Pourquoi le jardinier est un malin
Pour faire comprendre aux escargots et aux vers de terre
Qu’ailleurs ils s’en aillent
« pourquoi » lui dit l’enfant
« Car » dit le grand père « toi quand tu fais une bêtise je me fâche et tu comprends »
Et bien les animaux c’est pareil, ils comprennent je crois.
Ecris par maman, Ora Chiche Juin 2008
02 juin 2008
BONNE FETE PAPA
Cultivant avec amour son jardin
La nature lui a livré ses petits secrets
Au fils des saisons et des années
Utilisant ses mains comme le fait le musicien
Décomposant la surface en mille partitions
Elaborant ainsi une oeuvre effemère avec passion.
Ora Chiche 2 Juin 2008.
21 mai 2008
Mon parcours personnel
Voir mon parcours personnel et professionel via mon CV ci joint. CV_ORA_PDF
04 février 2007
Notes Bleues
Les sirènes Les sirènes moi je voudrais les voir Je le voudrais pour le croire Ces sirènes qui sont un mélange De fées et d’anges Les sirènes moi je voudrais les voir Sur le bord d’une plage le soir Ces sirènes goût de mystères Que l’on aperçoit après quelques verres Et que l’on raconte si fière D’y avoir échappé par la prière. Les sirènes moi je voudrais les voir Mais pas seulement le soir Ces sirènes que l’on rencontre que dans le noir Je voudrais avoir l’espoir D’en rencontrer une, Allongée un matin sur une dune Ou au clair de lune. Je voudrais que dans ses yeux turquoise Elles me parlent, ou que je m’y noie Je voudrais que de ses yeux elles me toisent Que des histoires de marins je n’y croie. Les sirènes moi je voudrais les voir Afin d’y croire Les sirènes moi je voudrais en apercevoir Juste ses écailles percevoir Je voudrais que de ses bras elles m’enlacent Que d’un baiser elles m’embrassent Que mon cœur elles embrasent Pour transmettre aux hommes leurs histoires véritable Que l’on raconterait autour d’une table Juste pour continuer à y croire Et garder la magie et l’espoir Que derrière chaque vague, on puise les voir Du matin au soir. Ora A. CHICHE 19 Février 2003
La réussite
Quelques pulls, pantalons et chaussettes
Eparpillaient sur la douce moquette
Un cartable jeté dans un coin
Une guitare immobile sur son pied
Une petite voiture au loin
Et les enfants jouant dans le jardin mouillé
Ce week-end de printemps
Sous une pluie battante, quelques rires
Nous rappellent au présent
Un passé présent à chaque vision
Un temps qui soupir de plaisir
Avec une satisfaction remplie d’émotion
Que la plus belle réussite
Joue avec innocence dans le jardin
Un quatuor de lutins
Sur une pluie qui crépite
Ora A. CHICHE Août 2005
Les fées
Un petit matin,
Une fée est passée dans mon jardin
Me confiant un trésor
Qui naquit un jour d’automne
Un bébé à la peau d’or
Ronde comme une pomme
Un petit matin,
La fée m’a confiée
Une jolie petite demoiselle
Qui boucle mes désirs de ventre gonflé
De seins de madone
Nourricier de ces messieurs et la petite donzelle
Ora A. CHICHE 3 Août 2005
Souvenirs d’enfance
Le papier a jauni au fond de ma mémoire
Où devant l’immensité de la vie
L’horizon à perte de vue
Je rêvais d’une vie sage et bien rangée
Avec à mes côtés 3 enfants.
Je n’avais pas les contours du père sur l’écritoire
Ni des rêves bien dessinés
Quelques idées tout au plu
Avec l’envie sur d’être maman
Le mot rangé de ma vie a été banni
J’ai trouvé le père entre deux vols si j’ai bonne mémoire
Il a comblé ma vie et mes espoirs
J’ai explosée les normes les statistiques
Avec quatre moustiques
Toujours entre deux vols et entre deux sommes
Il y a erreur de donne
Mais j’ai découvert d’autres horizons
Des locaux de la petite province
Aux internationaux, aux pays des rois et des princes
Ma vie est turbulente,
Pas de chômage pour une maman
Un perpétuelle manque de temps
Le papier jauni est comblé
Et je le remplie de mots mélangés
Pour que la mémoire fanée
Ils restent gravés et bien rangés.
Ora A. CHICHE Août 2005
Ma Jérusalem
Ma douce, ma lumineuse,
Je me laisse bercer par tes courbes,
Ton souffle est comme un poème à mes oreilles
Ta respiration berce mes jours quand je foule Paris
Et hante mes nuits infidélisant Montmartre que j’aime passionnément
Ma belle au parfum d’orient
Tes chants, tes joies, tes peines,
Sont des appels passionnés
Pour me retrouver dans la tiédeur de tes monts
Câlinée dans ta chaleur
Ecoutant amoureusement les battements de ton cœur
Comme un enfant blotti contre le sein de sa mère
Charmée par ta tendresse et captivée par tes mystères
Ma Jérusalem
Ô ma Jérusalem ma fidèle
J’ai hâte de retrouver
Ton doux parfum, ta passion, ton effervescence.
Attend moi comme une indolente
Ma Jérusalem
Ora Chiche 25 Mai 2008
Les âmes grises
Le lac
Il se promène sur le bord du lac
Il ère comme une âme en peine
Il n’ira plus il se traîne
Ce matin il n’ira pas à la FAC
C’est un artiste un peu bohème
Le cœur vide, manque de je t’aime
Il a les yeux ternes
Et l’âme grises
Mais sur lui la vie ne semble pas avoir de prise
Les mains vides il se promène
Essuyant ses larmes et ses peines
Il est libre mais son âme est grise
Son âme est grise
Comme le ciel d’automne que l’eau du lac
Rejette dans le vide de ses yeux
Puisqu’il n’est plus heureux
C’est à bord de cette barque
Qu’il noiera ses hantises
Pour laver son âme grise.
Mais sur lui la vie n’a plus de prise
Son âme flotte comme les feuilles trop usées
Ses larmes et ses peines se sont noyées
Il est libre mais son âme reste grise.
Ora A.CHICHE Septembre 2003
Les Idées sombres
Tous les hommes ont les idées sombres
Tous les hommes ont le cœur plein d’espoir
Mais le mal caché dans l’ombre
Attend patiemment dans le noir
Pour rattraper les âmes fragilisées
Par la blessure qu’une société
Ne peu plus cicatriser
Si d’un coup on pouvait tout changer
Si d’un geste on oubliait
Pour tout recommencer
Si d’un coup l’ombre devenait lueur
Si d’un coup la violence se changeait en douceur
Le monde serait libéré
Comme on berce un bébé
Tous les hommes sont égoïstes
Tous les hommes sont des anarchistes
Mais le bien pourrait renaître
Des cendres et des guerres
Pour consoler les âmes des enfants et des mères
Trop souvent abattu par trop de malheurs et de misères
Si d’un coup on pouvait tout recommencer
Si d’un geste on oubliait
Tout serait différent
Si d’un coup l’espoir était horizon
Le monde serait autrement
Comme tendresse et passion
Tous les hommes sont des guerriers
Mais l’espoir renaîtra des femmes
Tous les hommes sont avides de puissance
Raison de tant de violence
De tant de guerre de tous ces drames
Mais le bien serait le premier
Si d’un coup on pouvait tout recommencer
Si d’un geste on redessinait
Tout serait simple et blanc
Comme la pureté des anges
Si d’un coup le noir était l’horizon
On l’appellerait la ligne de raison
Comme compréhension et compassion
Ora A.CHICHE Septembre 2003
Les visages d’anges
Les visages d’anges s’en vont aussi
Un matin, un soir ou un après midi
Les visages des anges deviennent des ombres
Et leurs âmes doucement sombrent
Le cœur éteint
Comme on éteint les lumières
Ces êtres si fragiles se bercent de lueur
D’espoir et de douceur
Se donnent avec confiance et candeur
Ils vivent dans l’espoir et le bonheur
D’avoir peut être échapper au malheur
Mais la plaie sous leur visage pur
Traître et résolue
Frappe sans crainte et sans pudeur
Les visages d’anges devenus livides
Qui se vident de leur couleur et leur contenu
Des mains assassines qui signent leurs fins
Les visages sans lendemain
Evanouis par la violence de deux mains
Ses visages qui ne verront pas le soleil de demain
Ses souvenirs d’anges accrochés aux murs
Comme des portraits d’antan
Ses regards d’enfants ou de mamans
Evaporés sous des coups si durs.
Ses visages que l’on n’oubliera jamais
Mais que nos mémoires faneront
Ses gestes intimes, ses paroles, ses intonations
Que l’on se rappellera quelquefois ou jamais.
Ora A.CHICHE Septembre 2003
Les grands
Quand on devient grand
On devient des méchants
Assis sur le chemin de la vie
Comme au bord d’un gouffre
Le ciel est devenu gris
Le sucre de l’enfance a goût de poudre
Quand on devient grand
Les anges sont Satan
Assis sur le chemin de l’ennui
On tue le temps comme on tue la vie
Les yeux remplis de pluie
On abandonne on oublie
Qu’il y a vingt ans
On était tous des enfants
On a jeté les fables
Dans le fond d’un cartable
Pour rentrer dans le monde des grands
Qu’il y a vingt ans
On était tous des gamins
Enfouis dans un coussin
Ou dans les bras de maman
Ecoutant contes et légendes
Rêvant de lutins et d’anges
Venant nous protéger
Mais on est tous devenus grands
Quand on devient grand
Les souvenirs sont au grenier
D’une mémoire trop fatiguée
Pour se rappeler
Que nous étions tous des enfants
Beaucoup d’histoire il faut conter
Et quand ils deviendront grands
Les héros les méchants
Seront renfermés dans les livres pour enfants.
Pour faire de nous des êtres aimants
Et sourire aux dents
On prendra vingt ans
En restant des enfants
Enfouis dans les bras aimants
On se racontera des histoires
On cherchera dans notre mémoire
Celles que nous contaient nos parents
Et l’on restera des enfants
Dans un monde devenu grand
Ora A.CHICHE Septembre 2003
Les chemins gris
Les chemins sont tous devenus gris
A force de voilà d’encore et toujours plus
Les chemins sont tous devenus tristes
Sous les pieds trop durs de ceux qui en veulent toujours plus
Si j’avais su que les chemins deviendraient gris
Je serais sans doute repartie
Si j’avais su que les chemins auraient le goût de la pluie
J’aurais semé du rose pour éviter l’ennui
Mais la vie s’enfui trop vite
Mais la vie file et prend la fuite
Il faut aller toujours plus loin pour rattraper l’horizon
Que l’on n’atteint jamais
Il faut aller toujours plus loin pour ne pas perdre la raison
Qui survit à la passion
Les chemins sont tordus et malade comme les vieux cœurs
D’avoir trop battu d’avoir eu trop d’ardeur
Les chemins sont fatigués et se meurent
Doucement comme la vie s’arrête, où commence le malheur
Si j’avais su que les chemins avaient une fin
Je n’aurais pas attendu demain
Si j’avais su que les chemins s’arrêtaient au bout de la vie
J’aurais dessiné la suite des destins.
Pour que le rose remplace le chagrin
Et qu’il existe toujours des lendemains.
02 février 2007
Les Insectes en fêtes
La cigale et l’abeille Un soir d’été une cigale par un chant épuisant Alla voir son amie l’abeille Pourrais tu me donner le gîte Mon chant m’ayant donné une laryngite Je ne peux plus me subvenir Craignant pour mon avenir Je viens dans ta ruche Tes braves ouvrières se chargeront de moi Et après miel et repos Pour te remercier je chanterai pour toi Du fond de ton palais. Je chanterai aussi pour tes soldats Pour leur donner le courage de monter au front, Et quand si las Ils reviendront le jabot bombé de nectar, Je chanterai Quand la butineuse reviendra de mission Et dansera frénétiquement Je chanterai En hommage à cette grande exploratrice, et sous tant d’agitation Toute la colonie autour d’elle simplement Elle transmettra ses informations Pour que la Reine déguste un miel aussi doux que du lait. Ora A.CHICHE Juin 2005
La fourmi et le puceron
Un matin une fourmi retrouva dans son jardin
Un petit puceron
Mais la fourmi n’étant pas très sympa,
Lui demanda de changer vite de chemin
Le petit puceron lui répondit tout bas
Je ne peux pas ma belle mon amie
Car vois tu
Sur l’autre chemin, je servirai de festin
A des demoiselles bien rondes.
Ouste !! dit-elle d’une voie qui gronde
Que tu finisses en ripaille
Est l’ultime fin d’une canaille
Je ne suis pas un chenapan
Et si tu me sauves de mes bourreaux
Je d’offrirai volontiers de mon miellat
Qui je sais tu es gourmande
Et qui sera pour te remercie le plus beaux des cadeaux.
La fourmi sans l’air de rien
Réfléchi à la précieuse offrande
Et par simple politesse
Transporta le puceron malin
Et l a fourmi très gourmande
Se délecta du miellat s’en attendre en lui tapotant les fesses.
Ora A. CHICHE janvier 05
Jolis Papillons
Bonjour bonjour jolis papillons
Enfin de retour dans les jardins de mai
Eh mes jolis ne tournez plus en rond
Toutes ses fleurs pour vous j’ai semées
Pour que, avec délicatesse, vous puissiez vous y reposer
Et chapeau sur tête je puisse vous y admirer
Bonsoir bonsoir mes beaux papillons
De ma couche vous peuplez mes illusions
Avec l’espoir céleste qu’au petit matin
Vous voletterez encore sur roses et lupins.
Ora A. CHICHE 12 Juillet 2004
La coccinelle
Une petite bête, toute ronde, toute rouge
Enfin pour ainsi dire :
Car elle a sur sa tête un bibi noir,
Sur sa robe des gros pois noirs
Cette petite bête tout ronde et qui bouge
Pris ma main pour une mire.
Ainsi posée,
Les ailes a peines repliées
Elle commença sans même se soucier
De l’endroit où elle avait pris congé
Je la regarde un moment intrigué
Puis d’un air amusé
Je lui dis gentiment de se pousser
En lui soufflant sur l’arrière train pour la faire décoller
C’est ainsi que la jolie coccinelle
Se retrouva propulsée
En un coup d’aile
Vers un joyeux festin annoncé
La belle demoiselle se posa sans encombre
Sur une orgie de pucerons et avant qu’ils ne fécondent
S’évanouirent dans la petite bête bien ronde.
Ora A. CHICHE 12 Juillet 2004






